La RDC abrite 60 % de la deuxième plus grande forêt tropicale humide du monde et le plus grand puits de carbone terrestre. Le moyen le plus juste et le plus efficace de freiner la déforestation consiste à renforcer les droits des communautés locales et des peuples autochtones qui dépendent de ces forêts et les protègent au quotidien.

Plus de 227 forêts communautaires couvrent aujourd'hui près de 4,5 millions d'hectares à travers la RDC. Ces réalités montrent que la foresterie communautaire n'est pas un sujet secondaire : c'est une voie concrète pour protéger les forêts, sécuriser les droits et répondre à la crise climatique.

  • Affirmer les droits fonciers — La foresterie communautaire permet aux communautés d'obtenir des droits collectifs sur leurs terres traditionnelles et de les gérer durablement.

  • Lier climat, biodiversité et pauvreté — Cette approche répond à la fois aux enjeux écologiques et aux besoins économiques locaux, en montrant que protection des forêts et amélioration des conditions de vie ne s'opposent pas.

  • Appuyer les engagements nationaux — La foresterie communautaire s'articule directement avec la COP30, le 30x30, le couloir vert et les engagements du bassin du Congo.

« Les faits montrent que la foresterie communautaire fonctionne. Elle garantit les droits des PACL, améliore leurs moyens de subsistance et protège les forêts. »

Forêt tropicale, République démocratique du Congo

Pour que la foresterie communautaire change réellement d'échelle, plusieurs leviers doivent être consolidés :

  • Fixer des objectifs clairs — Faire de la foresterie communautaire un modèle majeur d'utilisation des terres en RDC, avec des cibles mesurables et un suivi institutionnel.

  • Consolider les forêts existantes — Mieux accompagner les Plans Simples de Gestion et développer des activités économiques durables au sein des forêts communautaires déjà reconnues.

  • Renforcer l'argument économique — Démontrer la valeur de cette approche pour les moyens de subsistance des communautés et pour les paiements pour services environnementaux.

  • Aligner les réformes — Articuler la politique de foresterie communautaire avec les lois sur les peuples autochtones, l'aménagement du territoire et les autres réformes forestières en cours.