À Mbandaka, une séance de réflexion sur les opportunités et menaces du couloir vert Kinshasa-Kivu pour la province de l'Équateur a été organisée par l'ONG Acteurs pour le Développement Durable et la Préservation des Forêts d'Afrique (ADDPFA), réunissant divers acteurs de l'environnement, experts et techniciens de la ville de Mbandaka.
« Cette séance de réflexion s'inscrit dans le contexte de la promotion du couloir vert Kivu-Kinshasa, créé par le décret N° 25/01 du 15 juin 2025. C'est un projet ambitieux, une approche unique qui intègre les communautés locales dans un vaste projet de développement combinant la conservation de la nature, le développement économique et la protection de la communauté locale. »
— Djo Blake Ingila Iloa, expert facilitateur, ADDPFA
L'objectif principal de l'ADDPFA est d'amener l'homme à vivre en harmonie avec l'environnement et la biodiversité, à travers l'accompagnement des communautés, la valorisation du système traditionnel de protection de la biodiversité, l'appui juridique aux communautés locales autochtones, la création de partenariats avec les secteurs privés et la promotion du genre.
Les participants ont réfléchi autour de deux questions : comment intégrer d'autres modèles de gestion dans le couloir et comment garantir le droit des communautés locales et peuples autochtones. Plusieurs opportunités ont été identifiées pour la province de l'Équateur :
La conservation et la connectivité écologique
L'inscription dans les engagements climatiques et la biodiversité
L'importance géostratégique pour la République démocratique du Congo
La création d'une économie verte entre l'Est et l'Ouest du pays (l'Équateur étant le poumon avec la moitié des tourbières)
La création d'emplois pour les initiatives de développement
Le marché carbone, la valorisation des savoirs traditionnels et la recherche scientifique
Concernant l'intégration des modèles de gestion, les participants ont souligné la nécessité de cartographier les autres modèles de gestion existants, de mettre en place un cadre de concertation au niveau de chaque province, de répartir équitablement les bénéfices avec tous les opérateurs forestiers et de capitaliser les potentialités de chaque modèle.
Sur la sécurisation des droits des communautés locales et peuples autochtones, il a été relevé : la continuité de l'accompagnement de la communauté, le respect des us et coutumes, le recrutement d'éco gardes au sein de la communauté, et la responsabilité communautaire dans la résolution des crises.
Quant aux menaces, les participants ont identifié : les conflits d'usage, la méconnaissance des droits des communautés, la réduction des activités communautaires, l'exode rural et le non-respect des plans d'aménagement.